
Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costumes gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyais pas
Comme si on ne l'entendais pas
Il faut passer presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien ni personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.
Jacques Prévert
Il était une fois
D'anciennes légendes nous racontent qu'un jour
La déesse des songes pleura de bonheur
Une larme glissa de ses yeux de velours
Et fut emportée par des anges-créateurs
Pour en faire un joyau ces faiseurs d'univers
Sculptèrent cette perle ainsi la Lune est née
Et chaque soir s'étend sur la voisine terre
La divine lueur de la grâce beauté
Agenouillé et humble j'ai levé les yeux
Un intense moment d'adoration totale
J'ai prié élevant mon âme vers les cieux
Le monde se révèle à la lumière pâle
De la magie lunaire ma muse adorée
Ma plus fidèle amie ma plus fidèle alliée
Thierry Lorho
Rien ne sert de se mettre à l’abri
Mieux vaut faire face aux maux qui nous tracassent
Sans fuir ce qui vient d’arriver comme ennui
Et affronter courageusement ces voix qui jacassent
Nul besoin d’être en conflit avec soi-même
Il faut se donner la chance d’accepter ce mal
D’en parler, de le partager ou l’écrire en poème
Pour se libérer du poids de cette épreuve fatale










Le malheur a cela de bon
qu'il nous apprend à connaître
nos vrais amis.
Honoré de Balzac
C'est dans le malheur
que tu connaîtras
de nombreux amis.
Etre le confident du bonheur
exige des vertus plus rares.


Un baiser est un tour délicieux conçu par la nature
pour couper la parole
quand les mots deviennent superflus.
Ingrid Bergman

La tendresse a ses raisons
que le coeur comprend très bien.
Si tu ne sais pas
quoi faire de tes mains,
transforme-les en caresses.
Jacques Salomé
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La tendresse est le repos de la passion
Joseph Joubert
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Notre grand tourment dans l'existence
vient de ce que nous sommes
éternellement seuls,
et tous nos efforts,
tous nos actes
ne tendent qu'à fuir cette solitude.
Guy De Maupassant
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Le désespoir est le suicide du coeur.
Jean-Paul Richter
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Danses avec les
pieds,
avec les
idées,
avec les
mots,
et dois-je aussi
ajouter
que l'on doit
être capable
de danser avec la plume ?
Friedrich Nietzsche
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